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Créée en 1987 à l'initiative de quelques cousins, l'Association des Lemieux se propose de rassembler ceux qui portent ce patronyme en France, ainsi que leurs alliés et descendants, afin de favoriser des liens entre ces personnes ou avec d'autres associations du même type.

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extrait du bulletin "LEMIEUX du Vieux-Pays" n°42 - 2e semestre 2008

En classant les 329 cartes postales familiales que lui avait confiées un petit-cousin, Michel a eu la surprise de découvrir que cinq Le Mieux (dont lui-même) étaient passés à des époques différentes à Mers-el-Kébir.

Il a rédigé pour le Bulletin ce petit texte qu'il m'a adressé et que j'ai intitulé...

 

Rendez-vous à Mers-el-Kébir

 

§  Jules Auguste Le Mieux (1885-1940) embarque à Toulon et navigue le long des côtes françaises et africaines sur le contre-torpilleur « Desaix ». Le 7 mars 1908, il se trouve à Mers-el-Kébir, le port militaire d'Oran.

 

§  Jules Le Mieux (1911-1998), le fils de Jules Auguste embarque en 1937 sur le « Commandant Teste », un transporteur d'hydravions. Il va connaître une carrière agitée puisqu'il est témoin de l'un des  principaux drames de la marine française.. la bataille de Mers-el-Kébir, le 3 juillet 1940 au cours de laquelle la flotte anglaise détruisit  les navires de guerre français, après les avoir sommés de gagner l'Angleterre. Ce jour-là,  « le Commandant Teste » est à quai quand l'opération « Catapulte » est déclenchée.

Miraculeusement, il ne sera pas touché. Jules, mon cousin, présent à bord, assiste à l'attaque et est cité à l'ordre de son navire : « A Mers-el-Kébir, le 3 juillet 1940, sous un feu violent de l'ennemi et le bâtiment ne pouvant répondre aux coups reçus, a fait preuve de sang-froid , de dévouement et d'abnégation ».

Il sera débarqué du « Commandant Teste », à Toulon, en mai 1942, six mois avant le sabordage de la flotte, le 27 novembre, après l'occupation de la « Zone Libre ». Coulé, le « Commandant Teste » sera renfloué par les Italiens avant d'être envoyé par le fond, lors d'un bombardement allié.

 

§  Auguste, Pierre, Louis Le Mieux (1917-1994) est enrôlé en Algérie, à Nemours, à la frontière marocaine. Nous nous sommes rencontrés à Mers-el-Kébir en février 1957.

Avant son retour en France, il m'a obtenu un embarquement sur un destroyer d'escorte affecté à Oran et chargé de surveiller la côte africaine du Golfe de Gabès à Tanger pour empêcher les livraisons d'armes aux rebelles.

 

§  Ernest, Désiré Le Mieux (1878-1937), mon grand-père, frère de Jules-Auguste et marin d'état engagé volontaire en 1899, a été affecté sur le « Lahire », un destroyer qui sillonnait les côtes africaines depuis Dakar. Sur les campagnes de ce navire, j'ai peu de renseignements, les archives du service historique de la marine ayant un registre des états de service si délabré qu'il est pratiquement illisible. Je poursuis mes recherches vers Vicennes, Lorient, Toulon.. mais quoi qu'il en soit, mon grand-père a envoyé du courrier depuis Mers-el-Kébir, en 1901. Il a été blessé en service commandé à bord du « Lahire », le 20 mars 1902 et a obtenu la médaille militaire, le 7 juillet 1906.

 

§  Michel, Ernest, Léon Le Mieux (1936-....) J'ai été incorporé en 1956 comme fusilier marin, à Sirocco, au cap Matifou, au camp d'entraînement des commandos-marines. Au bout de deux mois, j'ai été affecté à Mers-el-Kébir où je suis resté de janvier 1957 à janvier 1959.

 

Si j'ajoute la mort pour la France d'Auguste, Jean Le Mieux, frère de mon grand-oncle et de mon grand-père, sur « L'albatros » en octobre 1917 (voir Miette d'Histoire dans le Bulletin N°30 – 2ème semestre 2002) il apparaît que les Le Mieux et la mer, c'est toute une histoire ! »

 

                                   Michel Le Mieux.

 

Merci à toi, Michel, d'avoir, à partir d'une découverte fortuite, redonné vie, le temps d'une lecture, à Ernest, Jules, Jules-Auguste, Auguste-Pierre et Auguste-Jean.

Merci d'avoir fait profiter la famille de tes recherches et d'avoir encouragé les cousins à se plonger dans leurs archives.

 

                                  Jacques Lemieux.